Marthe Robin (La fille de la plaine absolue)

Publié le 17 Novembre 2014

LA FILLE DE LA PLAINE ABSOLUE (première partie)

(Poèmes 1 à 10)

1

Une femme une sainte au fond du pays
Ne quittait plus la chambre et recevait dans sa pénombre

Immobile dans l’accord d’un volet

On venait pour quelques mots

La voix si forte elle veillait sur des continents

*


2

Jambes pliées par la paralysie
Elle ne dormait jamais


Sans boire
Ni manger


Oui je me souviens du goût du chocolat
Plaisantait-elle
Rien qu’à prononcer ce contour de fève

*


3

Un siècle à veiller sur tous par la ressemblance

A dix-neuf ans la lumière à son chevet avait réveillé sa sœur Alice

Blasphémer l’épreuve aurait déchiré le seul visage

*


4

Un foyer repris dans le village

Sa ferme agrandie par l’isolement

Offrande malgré la guerre

Malgré la raison de vivre heureux

Les essences connues ne suffisaient pas

*

5

Le Plateau désignait ce quartier géant des collines

Hameau des Moïlles
Avec la ferme en contrebas du vent

Un bouquet de bouleaux
Et l’herbe déserte au goût d’adolescence

Le rappel du mal qui n’abandonna jamais cet axe à la conversion

*


6

Galets décodés
Entre les doigts

Le choix d’une autre vie
Retrouvait l’argent des combes

Don total
Malgré l’enfance
Une Marthe espiègle mais obéissante
Livrée à quelque toile invisible

*


7

Voyageuse en photos
Sortie d’un long coma

La neige et le pollen
Pour emporter le sol

Cette chemise nue
Comme une lampe morte

Les yeux suffisants
Plus beaux que la mémoire

*


8

Le village et la rivière au bout du sentier existaient sans Dieu
Avec des ports interdits
Guerre et grippe fauchant les sentinelles campagnardes

A la ferme la typhoïde rongeait le puits
Le fauteuil condamnait la danse
Toute broderie charitable rompue par l’inflammation

*


9

Le visiteur au nom des années offertes
Ne mentait plus au pied du petit lit

Un poing secouait la terre
Chacun l’imaginait repoussant
Seule Marthe rappelait qu’Il était ce prince à l’heure où le petit matin cache la nuit
Souriant au visiteur attiré par une histoire de femme impossible

*

10

Un autre nom la Plaine
Grandissait le paysage rêvant de moulins

Carrefour dédié à la lampe du peuplier

Un cirque montagneux positionnait des nuages

Définition de l’écart
En suivant les apparences
Depuis le cœur permanent

*











photo de Marthe Robin, du fond de la lumière, de la ferme Robin à Châteauneuf-de-Galaure, de la chambre de Marthe. Merci aux foyers de charité (Drôme).
photo de Marthe Robin, du fond de la lumière, de la ferme Robin à Châteauneuf-de-Galaure, de la chambre de Marthe. Merci aux foyers de charité (Drôme).
photo de Marthe Robin, du fond de la lumière, de la ferme Robin à Châteauneuf-de-Galaure, de la chambre de Marthe. Merci aux foyers de charité (Drôme).
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photo de Marthe Robin, du fond de la lumière, de la ferme Robin à Châteauneuf-de-Galaure, de la chambre de Marthe. Merci aux foyers de charité (Drôme).

Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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