UN RETOUR

Publié le 6 Décembre 2015

photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
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photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.

photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.

Pourquoi la rivière me voit-elle revenir aussi régulièrement vers ses galets, ses courants, ses arbres morts ou vivants ? A chaque fois que j'arrive en ces lieux sauvages, la terre est là, et je note en quoi elle a changé, en quoi elle affirme encore sa force et sa fidélité à des lois obscures mais bien réelles. Il ne s'agit pas seulement d'érosion, de temps, de physique. Quand, depuis l'enfance, on aime les moments passés avec les plantes, la roche, l'eau et le vent bleu ou brusquement noir d'éclairs, on a peut-être appris, tout en restant silencieux, à recevoir des échos profonds, tellement éloignés des simples désirs des hommes! Ainsi tel galet nouveau, tel courant tracé dans la dernière crue, tel arbre blanc privé d'écorce se rencontrent comme de véritables identités. La chose est, me semble-t-il, bien rassurante au moment où la folie de certains groupes essaie de déchirer les paysages intérieurs; et même en dehors de l'urgence, j'avoue qu'il m'est difficile de rester longtemps sans revenir pour ce face à face cosmique, à mon avis le seul qui dise clairement que l'infini existe en paix. Ensuite, chacun s'arrête ou non, se protège ou non des rêves pourtant là. Chacun vit depuis son territoire intime en montagne, au bord de la mer, dans une plaine. Il m'est juste difficile de comprendre comment on peut se retrouver dans nos villes imprégnées, dans un jeu de miroir faux, de délire humain.

Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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