Bonne combe, le 8 septembre 1921.

Publié le 8 Février 2016

Bonne combe, le 8 septembre 1921.
Bonne combe, le 8 septembre 1921.
photos 1, 2, 3, 4 et 5 de Bonne combe prises en février 2016 par Régis Roux.
photos 1, 2, 3, 4 et 5 de Bonne combe prises en février 2016 par Régis Roux.
photos 1, 2, 3, 4 et 5 de Bonne combe prises en février 2016 par Régis Roux.

photos 1, 2, 3, 4 et 5 de Bonne combe prises en février 2016 par Régis Roux.

Comment puis-je donner à une petite suite poétique cette date du 8 septembre 1921 où Marthe Robin se rendit en pèlerine à Combe combe, tout près d'Hauterives, dans la vallée de la Galaure ? Ce fut pour elle un acte de foi et en 2007, ce fut pour moi un passage poétique encore plus près du pays. Il y a deux jours j'y retournai avec en tête ces phrases de Proust: " Je crois que ce n'est guère qu'aux souvenirs involontaires que l'artiste devrait demander la matière première de son oeuvre. D'abord précisément parce qu'ils sont volontaires, qu'ils se forment eux-mêmes attirés par la ressemblance d'une minute identique, ils ont seuls une griffe d'authenticité." (lettre à Antoine Bibesco des années 1910); car là-haut - dans ces coteaux géants dominant la vallée- j'éprouvai le désir, alors que je connaissais déjà le lieu, d'écrire quelques poèmes brefs. Le chemin, l'herbe, les arbres, le ruisseau, la maison et la statue de la statue blanche comme ouverte sur les nuages me parlèrent.

Chaque photo est accompagnée d'un poème numéroté correspondant à l'ordre d'apparition des images.

BONNE COMBE

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1

Le chemin reste

On dépasse

La vallée

Sans pancarte

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2

Autour la distance augmente

Lâchant des pans de ciel blanc

Un arc-en-ciel végétal au sol

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3

Sur les tuiles de la lumière

Face au vent

La statue reste aveugle

Au nom des murs seuls

Des taillis cassants malgré le ruisseau

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4

L'entrée mesure ce que les fleurs et le lierre ont installé

Pendant d'autres orages déposés par la terre

Le paysage nommé parce qu'on ne pouvait pas le confondre avec le vide

Cycle à la silhouette fidèle aux battements profonds

Le sens de la vallée qu'une autre emporte

En modifiant soirs et bûches fossiles

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*

5

Un écart en direction des arbres

Oublie le temps qu'il aura fallu

Pour imaginer les fruits leurs veines

Jusqu'à l'accord silencieux des pierres

( le 7.02.2016 )

Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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