Publié le 30 Août 2014

Voici, découvert au bord d'un chemin forestier, un galet criblé de mousse endormie. Evidemment, son profil serait bien celui d'un masque, mais seulement d'un masque sans mémoire. En effet, quel instant murmure en lui ? Car pour tout dire, cela fait des mois que j'ai repéré ce galet, négligeant de le photographier...jusqu'à ce que l'image commence à parler à un moment précis, et sûrement d'un vécu plus fort que l'oubli trop profondément immobile à la rencontre. Il suffira de savoir (si le mot à du sens dans l'univers du sensible), il suffira d'imaginer le secteur des arbres, d'une route assez proche montant vers la mémoire, juste après quelque période pas facile à vivre. A bien observer ledit profil minéral, on devinera sans doute que la peau, la chair et le sang qui se réveillent sous le masque, au nom du lichen si dur et des cristaux de quartz, n'ont pas eu peur de l'image possible au grand jour malgré le temps des sources, des écorces, et du regard de l'homme, un matin décidé à se confondre avec les mots retrouvés.

Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué
Lichen et galet masqué

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 28 Août 2014

Myriam Audran vient de réaliser trois œuvres inspirées du galet aux marques de rivage dont je rappelle l'image avec la première photo.

Je me suis inspiré à mon tour de ses peintures.

Voici le manuscrit accompagné d'une vision dont on appréciera la vision assez différente de celle d'autres artistes ayant déjà travaillé à partir du galet vieux de 240 millions d'années...

D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran
D'après des peintures de Myriam Audran

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Poèmes. Collaboration avec des peintres.

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Publié le 28 Août 2014

"Le galet comme un cœur" fait suite à "Un galet de rivage", livre d'artiste conçu avec le graveur Marc Pessin (bientôt présenté) et au "Carnet d'un cœur éclairé" écrit cet été dans des conditions particulières (et dont quelques extraits ont déjà pu paraître.)

S'il est vrai que ce qui bat du cœur au galet se laisse aisément deviner, on entre d'abord dans un monde intérieur, imaginaire...

LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR
LE GALET COMME UN COEUR

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Livre-objet-livre d'artiste-poésie

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Publié le 12 Août 2014

DE LA PIERRE AU COEUR POETIQUE

(ou "pour répondre au cœur froid de certains en conservant la saison la plus agréable...)

Si l'essentiel est bien de rester en vie, il existe une autre part essentielle qui est la suivante: rester fidèle à la voix qui donne justement tout son prix à un individu. Il s'agit d'enthousiasme. Autrement dit, la meilleure façon de répondre à l'absence de certains au moment d'une épreuve consiste à bien rappeler en quoi consiste la nature de cet enthousiasme.

Donc je m'explique : courant 2014, j'ai travaillé à partir d'un galet aux marques de rivage, puis, en juillet, j'ai bien écrit sur les images du cœur (mais oui, il s'agissait bien d'une hospitalisation, d'une opération!) à la suite de quoi, je reçois la photo d'une toile qu'une amie peintre vient d'achever à partir du galet aux marques de rivage.

Je trouve cette œuvre en noir et blanc très intéressante. Elle m'évoque une radiographie, et je me dis qu'il faudra que j'entreprenne un travail poétique mêlant le minéral et le cœur.

Là-dessus, un ami graveur à qui j'ai fait lire le manuscrit de juillet trouve que cette écriture toute récente fait suite à celle que je lui ai confiée sur le galet aux marques de rivage (et à partir de laquelle il finit de réaliser un livre superbe.)

Mais quel rapport existe donc entre la galet et...le cœur ?

Selon cet ami graveur, ma démarche approche des empreintes. Ce serait une recherche personnelle orientée vers la TERRE, puis vers le CORPS...une démarche intérieure...du minéral, de la chair...du réel à l'imaginaire. Je confirme. Intéressant, fort curieux, non ?

Alors vous les absents qui peut-être avez eu peur de la maladie ou d'une de ces voix frontales (eh oui, je sais, les relations humaines, pauvres de vous, n'offrent pas toujours l'occasion de profiter salement, égoïstement de l'autre!...) vous les délavés de l'âme, sachez qu'il m'aura suffi de quelques amis intéressants pour m'aider à traverser cette épreuve, en été, certes, mais sous le bistouri quand même...

Sachez que la poésie n' a rien perdu de son arc-en-ciel permanent.

Quand vous verrez une pierre ou que vous entendrez battre votre cœur, pensez à la comète que vous n'avez pas vue. Peut-être que la prochaine fois...

Régis Roux, le 11 Août 2014.

De la pierre au coeur poétique

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 5 Août 2014

~~La terre est toujours plus proche et plus lointaine qu’on ne l’imagine.

Quel rapport se lit entre ce recueil sur les Causses paru fin 2013 et les photos d’un galet découvert le 3 août 2014 ? Celui-ci porte des marques de rivage et date de 240 millions d’années. L’eau, la lumière l’ont replacé devant le regard. Alors s’agirait-il du temps que l’homme éprouve autant que la marée de son sang, de ses côtes et du souffle minéral, intérieur ?

Je me suis absenté de la rivière, mais je retrouve, dès la première sortie accordée par le corps, ce poids de galet, ce contour marin dessiné sur le beige, moi qui, ces dernières semaines, ai lu quelques romans de Jean Carrière toujours situés dans les Cévennes, les Causses à leur frontière. Voilà pourquoi je parlais plus haut d’imaginer. Apparemment, il n’existe qu’un rapport lointain entre les paysages farouches des Causses, la rivière que je retrouve et, pour tout avouer, les montagnes aperçues en juillet dans des circonstances particulières. Cependant, l’imagination descend bien des versants glacés depuis mon enfance pour s’arrêter au cœur des plateaux calcaires, au cœur de moi-même tout récemment. (Je dirai bientôt, dans un carnet, ce que fut ce dernier voyage tout près de l’oubli.)

Je ne vois pas de rupture à partir du moment où les mots, les photos, les crues révélant quelque écriture naturelle et les épreuves que chacun traverse n’ont qu’une raison d’être: la clarté peu à peu montée de la pénombre.

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*

« La Terre lointaine », 2013 aux éditions l’Harmattan, collection témoignages poétiques, 10 euros.

Extraits:

J’ai des doigts d’Ophélie

Des yeux barrés qui tremblent

Ma dépouille étincelle

Qui suit l’amour perdu

J’appelle partage du feu tout départ

On se reverra peut-être entre les plages

De la monnaie salée trouant le front

Enlevez-moi le désert que je reste Je n’ai plus de rivière confidente

Enlevez-moi la saison des archives

Ma signature est une fissure à l’encre rouge

Je suis devenue la mer d’érosion sous la terre

*

Romarin sur beau papier

Cette photo qui revient

Une date oubliée derrière la colline

Le cadre s’étire et délivre un angle

Petit panorama si profond

Même la géologie travaille à se faire aimer

Les petits écarts du vent sur des tablettes calcaires

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A consulter dans la rubrique Livre d’artiste du blog:

-« Fragment de plage » avec Valérie Gaubert.

- « Paysage de sable et d’eau » avec Roseline Al Oumani.

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A paraître :

« Un éclat de rivage » avec Marc Pessin. Livre objet à tirage limité. Moulage, manuscrit, calligraphie.

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* En préparation:

Livre d’artiste autour des marques de rivage avec Caroline Issert.

Le retour de la terre lointaine
Le retour de la terre lointaine
Le retour de la terre lointaine
Le retour de la terre lointaine
Le retour de la terre lointaine
Le retour de la terre lointaine

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 2 Août 2014

Un chemin s'effondre quand l'horizon dérange le canal parallèle

Boue froissant l'élan des arbres

Chaque matin sur les graviers

Comment s'appelle cet homme entraînant la couleur des sources dans les recoins de ses muscles ?

Ici le regard debout se projette en dernier

Rien n'assure l'ombre malgré l'argent du présent

Rien ne ressemble plus à une silhouette qu'une flaque sous le ciel

Sur les côtés tous les murs anciens

Le foin transparent au moindre vent

Quelques dates sous les pierres feraient croire à des images

L'une d'elles incise la craie

Forçant le courage à franchir le bout de l'ordre naturel

Fidèle à l'envol

Gorge attendue par un autre arc-en-ciel

24 juillet 2014.

"Un chemin s'effondre..."

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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