Publié le 30 Juin 2015

Constance Fulda devant un autre aspect de l'olivier de Roquebrune; juin 2015.

Constance Fulda devant un autre aspect de l'olivier de Roquebrune; juin 2015.

Après les racines loin d'une mer

Quel soir éclaire l'écorce immobile ?

Cette voile avec de l'encre défait

Des courants des directions si profondes

Que le soleil revient quand on regarde

Le temps dans la nuit comme rencontrée

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 26 Juin 2015

Constance Fulda face à l'une de "empreintes" et l'olivier de Roquebrune, à Chevreloup; juin 2015.

Constance Fulda face à l'une de "empreintes" et l'olivier de Roquebrune, à Chevreloup; juin 2015.

CONSTANCE ET L'OLIVIER

Pour Constance Fulda,

d'après une photo d'elle et de l'olivier de Roquebrune, à l'exposition de Chevreloup, juin 2015.

***

**

*

La clarté du corps va jusqu'à l'empreinte

Racines que l'encre moule entre le geste et la nuit

Puis l'écorce libre au nom des fibres aériennes

Ouvre le battement végétal appuyé sur des galets

Un autre rempart depuis la terre

Suit l'horizon des feuilles

Leur tempête suspendue

Confiée à un courant transparent

Papier sur les reliefs

Les saisons qui se fissurent

Quel fond cristallin prend la silhouette et l'éclosion ?

Quelle éruption d'avant le sommeil ?

Statue présente

Pour un miroir

Dehors si grand

Comme un coeur porté à la hauteur de l'essentiel

**

*

Régis Roux, Bourg de péage, juin 2015.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 14 Juin 2015

Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.
Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.
Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.
Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.
Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.
Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.

Autoportrait (frontispice) d'Artaud, vers 1920-1921.// Artaud: portrait de Génica Athanasiou.// Lettre du 9 août 1922. // Premier mot d'Artaud reçu par Génica daté de 1921.

Voici un livre attachant. Par sa forme et par son contenu. L'édition de 1969, que je découvre dans un vide-grenier il y a peu de temps, contient, en plus des lettres qu'Antonin Artaud adresse à Génica Athanasiou de 1921 à 1940, treize dessins et quelques poèmes dont cette dédicace, page 63:

" A l'ange véritable et réel

non acide, mais doux

et plus haut que les montagnes

à Génica Atanasiou. "

On l'aura deviné: il s'agit de lettres d'amour.Elles sont admirables. Le ton qui les enflamme renvoie directement à la poésie d'Artaud en ceci que la sincérité, l'invention verbale, le rapport entre le fond de l'être et l'engagement amoureux, la violence, la tension expriment quelque chose de stupéfiant. De quelle perdition s'agit-il ? Artaud écrit le 13 mai 1923:

" Ma douce Roumaine, ma belle femme, mon amie. Je meurs d'ennui. Je me sens tout à fait seul. Ecris-moi souvent. Mais ceci n'est pas encore assez. Tu es le centre, le commencement et la fin de ma vie. Il me semble que je suis absent de moi-même. Les fins de jours sont horribles." (page 53)

Génica fut la première femme dans la vie d'Artaud et sans doute, nous apprend l'introduction du livre, la seule avec laquelle il partagera une sorte d'existence quotidienne. Si la vie d'Artaud fut pleine de souffrance, l'énergie ne l'abandonna jamais.

Voici ce qu'on peut lire aux page 305 et 306:

Ville-Evrard,

30 octobre 1940.

Génica Athanasiu.

Je ne vous ai jamais écrit, ma chère Génica, depuis que je suis interné ici mais je vous ai vue bien des fois dans toutes les batailles que vous avez menées pour ma délivrance et où vous avez souffert avec moi. Je vous ai entr'aperçue il y a une quinzaine de jours du côté du Bd de Clichy. Et si je ne vous ai plus vue même avec les yeux de l'esprit j'ai senti passer le souffle de votre foi en maintes et maintes circonstances où vous combattiez contre le Mal et notamment les 2 jours des batailles des croix et hier soir où vous avez combattu avec le souffle PRANA. - Je n'en puis plus ici de douleurs et d'offenses de toutes sortes venues de la Race des Abominateurs du Mal. - Ce supplice impie doit cesser car il lèse la totalité des êtres et insulte à l'oeuvre de Dieu. - J'ai lutté jusqu'ici de toutes mes forces mais je crains qu'elles ne me trahissent. Et j'ai besoin moi aussi de soulagement et de repos. - Venez me voir le plus tôt possible et dès jeudi si vous le pouvez. - Vous savez maintenant comment je vous vois et que je vous aime.

Je vous embrasse avec tout mon coeur.

Antonin Artaud.

***

On lira avec intérêt les Cahiers d'Yvry en deux volumes d'Antonin Artaud publiés ces dernières années chez Gallimard.

"50 dessins pour assassiner la magie" (Gallimard, 2004) sont aussi à voir !

Une superbe anthologie des Oeuvres d'Artaud est par ailleurs disponible dans la collection "Quarto" (2004), toujours chez Gallimard.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 8 Juin 2015

"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)
"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)

"Voyage"/ Poèmes de Régis Roux/Encres de Cris Joguet; 2015)

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Poèmes. Collaboration avec des peintres.

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Publié le 5 Juin 2015

"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.
"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.

"Le Centre des courants", livre d'artiste. poèmes de Régis Roux, peintures de Caroline Issert.

Voici le livre d'artiste exposé depuis hier, 4 juin 2015, à la Galerie Origin à Fontaine (Isère), accompagné de toiles de Caroline Issert.

Cette exposition se poursuit jusqu'au 21 juin.

On y voit aussi le galet découvert en 2013 qui est à l'origine du projet du livre ainsi que des toiles de caroline Issert qui n'ont aucun rapport avec cette orientation, cette collaboration peinture/poésie.

L'une des premières personnes à avoir vu la couverture du livre et le galet a été frappée par la lecture qu'elle a pu en faire: les marques laissées sur la pierre, et donc ces mêmes empreintes adaptées par Caroline Issert en peinture, ressemblent singulièrement à des caractères hébraïques. L'empreintes ne saurait être indifférente à elle-même; d'où l'idée qu'une forme de langage - à travers l'eau et la roche, certes- existe à l'état naturel. Imagination ? Connaissance ? Il faut bien reconnaître que se trouver en présence d'un tel galet dans son milieu (je parle en l'occurence des berges de la rivière Galaure), plonge le regard et le coeur dans un murmure des plus profonds. Non, la matière n'est pas inanimée, surtout quand des signes laissées par l'eau demeurent longtemps jusqu'à la photo, le poème, la peinture.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Livre-objet-livre d'artiste-poésie

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