Publié le 13 Décembre 2015

photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.
photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.

photos prises le 12 décembre 2015 par Régis Roux/ 3 pages du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal.

TRACE DU DOUZE

A une date précise, revoici la mer inscrite sur un galet, dans la rivière. Je l'ai vue encore aujourd'hui, en amont de Saint-Clair-Sur-Galaure. Chaque ondulation reste unique après sa mémoire sur la pierre. Il ne me semble pas très pertinent de comparer cette image à celle que laisse un objet connu. Je préfère bien voir le mouvement comme infini, malgré l'érosion qui finira par dissoudre jusqu'aux cristaux, et face aux talus des berges nouvelles, je me redisais: « autant de galets , autant de rythmes en devenir. » Ce qui est certain, c'est la rencontre silencieuse et directe au coeur du monde. La chose n'est pas si courante! Si la conscience parvient à s'ouvrir à un tel écho, le jour que l'on vit devient différent. Alors commence une expérience inouïe que la photo, la gravure et le texte approfondissent. C'est précisément ce que je suis en train de faire avec l'artiste Joan Béal à partir d'une première trace de rivage découverte en 2013. Donc aujourd'hui, qu'aurai-je encore vu si ce n'est une confirmation poétique ? Quelle est la "pierre du rêve" ? Il s'agit bien de celle que rechercha le bâtisseur Ferdinand Cheval toute sa vie durant.

(le 12 décembre 2013)

*

Précision: les photos deux et trois montrent la pierre au moment même de sa découverte, c'est-à-dire le lieu tel qu'il a été vu sans être touché par la main de l'homme: le cosmos dans sa vie profonde ?

Suivent 3 photos du livre d'artiste en préparation avec Joan Béal. Après "Fragment de plage" avec Valérie Gaubert, "Un éclat de rivage" avec Marc Pessin, et "Le Centre des courants" avec Caroline Issert, (tous visibles dans la rubrique Livres d'artiste,) la trace de rivage inspire cette fois un ensemble de douze gravures et poèmes.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 6 Décembre 2015

photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.
photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.

photos prises à la rivière Herbasse en novembre 2015.

Pourquoi la rivière me voit-elle revenir aussi régulièrement vers ses galets, ses courants, ses arbres morts ou vivants ? A chaque fois que j'arrive en ces lieux sauvages, la terre est là, et je note en quoi elle a changé, en quoi elle affirme encore sa force et sa fidélité à des lois obscures mais bien réelles. Il ne s'agit pas seulement d'érosion, de temps, de physique. Quand, depuis l'enfance, on aime les moments passés avec les plantes, la roche, l'eau et le vent bleu ou brusquement noir d'éclairs, on a peut-être appris, tout en restant silencieux, à recevoir des échos profonds, tellement éloignés des simples désirs des hommes! Ainsi tel galet nouveau, tel courant tracé dans la dernière crue, tel arbre blanc privé d'écorce se rencontrent comme de véritables identités. La chose est, me semble-t-il, bien rassurante au moment où la folie de certains groupes essaie de déchirer les paysages intérieurs; et même en dehors de l'urgence, j'avoue qu'il m'est difficile de rester longtemps sans revenir pour ce face à face cosmique, à mon avis le seul qui dise clairement que l'infini existe en paix. Ensuite, chacun s'arrête ou non, se protège ou non des rêves pourtant là. Chacun vit depuis son territoire intime en montagne, au bord de la mer, dans une plaine. Il m'est juste difficile de comprendre comment on peut se retrouver dans nos villes imprégnées, dans un jeu de miroir faux, de délire humain.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 5 Décembre 2015

Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.

Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.

Courant novembre, Cécile Windeck a voulu créer deux toiles "pour la paix", en réaction aux attentats du 13 novembre. J'ai composé les poèmes suivants dès que j'ai pu découvrir cette peinture. Actualité ou non, chacun s'exprime avec son imaginaire, ou plutôt disons qu'il lui doit courage et fidélité dans le sens d'une reconnaissance bien légitime: la couleur habitant le sensible. En ce qui me concerne, s'il est un voyage toujours possible, c'est bien celui de la terre profonde.

*

CECILE WINDECK expose actuellement aux Galeries de la tour, 16 rue du boeuf dans le Vieux Lyon, jusqu'au 23 décembre 2015. A ne pas manquer dans cette partie de la ville si pittoresque de Maurice Scève et Louise Labé!

***

**

*

(Sans titre)

1

Page du globe

Après cet orage

La terre jamais profonde

Le ciel se déplace

Avec des plages noires

*

Voyager sans labyrinthe

Empêche le creux des flammes

*

Le ciel soutiendra plusieurs saisons

En mémoire d'un jour définitif

*

L'étau

Reste vague

Ses racines

Loin d'aimer les pistes mortes

Le cadre est fidèle à l'horizon

Sa copie

Dansante

Si douce de l'intérieur

Appelée guerre au nom de couleurs qui ne se sont pas reconnues

2

Lucarnes libres

Entre des pôles

Pigments

Qui nagent

Le corps se cherche

En fête

Ou seul

3

Eclats durcis dans l'esprit

Codes incandescents

Malgré la paix si large

Dimension qu'un geste identifie

Quitte à masquer ce nuage

A recomposer nos mains pour le rêve

**

*

II

1

La toile en face

De l'arme flotte

Le bout des mots

N'est pas coupé

Du vide un instant

Colore du rythme

Et tient la poitrine

On ne disperse aucun rayon

Aucun cercle jumeau des perles

2

Territoire à l'ombre

Tu veux en tenaille

Briser du cristal

Mais des pertes brillent

Déjà sur tes pistes

Entre écluse et sable

Du gris camouflé

Rejoindra la mer

Mécanique morte

De l'encre s'écaille

Privée de ton sang

3

Matière

Danse restée blanche

Malgré des panneaux libres

Des angles proches

Avec ce croisement

Qui dépasse une origine

4

Un nid s'ouvre

Autour du coeur

Il fendille ses pistes

5

Drapeau

Sous terre

Un seul arc

Plein de vide

Mais une gaine bleue

Contre des cendres

Accueille toujours l'homme en paix

6

CE QUE DIT LA FEE MELUSINE A L'HOMME INTERDIT

Après tel regard en crue

Le torrent sans fond connaît mon profil

Que je touche un labyrinthe émietté

Mes cheveux dans le souffle

Mon absence aime les survivants

*

J'aurai soigné ce qui ferme la montagne

J'aurai cru à ces failles hivernales

J'aurai gravi le jour de l'autre monde

***

Régis Roux, novembre 2015.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Poèmes. Collaboration avec des peintres.

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