Publié le 24 Mars 2016

Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.
Peintures à l'huile de Chantal Roux.

Peintures à l'huile de Chantal Roux.

Tel est le titre qui me vient quand je pense aux peintures de ma mère. Le sentiment de la nature dans ce qu'il a de plus fort. Aussi tout ce que je lui dois, même si des saisons très différentes s'en approchent car au fond, qu'aurai-je reçu depuis l'enfance en dehors d'un territoire d'herbe et de galets parfumés, de collines et de montagnes leur montrant bien plus que leur simple reflet dans la démesure, au-delà des réseaux souterrains que j'ai parcourus ? Le printemps commence à la campagne dans cette peinture. Il est près des arbres, des animaux, du simple geste pour toucher la terre, des fleurs à qui l'on parle, de coins que l'on salue de nouveau, d'une rivière inconnue car toujours changeante en dépit de sa présence. J'ai vu ma mère peindre sans qu'un instant la lumière ne souffre des ombres malmenant le quotidien, sans que les couleurs ne reviennent au rythme du vécu, du choix d'habiter loin des villes, de profiter des chants d'oiseaux dès l'aube, de sentir jusqu'aux parfums du soir. Voilà pourquoi, de mon côté, ayant reçu l'éventail interminable d'un monde aussi vrai, je ne peux que retourner près des images, des éléments naturels, de tout ce qui se rend sensible au coeur et à ce qu'il faut bien appeler un accord dont l'homme n'est qu'un phare parmi tant d'autres.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 19 Mars 2016

"Ouvert" (gravure d'Agnès Dubart). Site de l'artiste: http://agnesdubart.com/

"Ouvert" (gravure d'Agnès Dubart). Site de l'artiste: http://agnesdubart.com/

1

La position ouvre sa carte

Nudité de rayons

Qui fixe sous un masque

Avec plumes et parties égales du corps

L'équilibre le plus haut

Le geste pour attendre un souffle

Et le cri pour sentir un trésor en soi

2

Ne bouge pas plus que la neige emportant ta silhouette

Ou la page vidée de sources

Regarde en deux parties les fragments de l'argent sur toi

Jusqu'à cet anonymat

Tant les mines de la musique et du ciel te présentent

Engagée dans le vertige humain

Soeur des arbres noirs à la taille folle

(Régis Roux, le 17 mars 2016.)

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Poèmes. Collaboration avec des peintres.

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Publié le 12 Mars 2016

Miroir d'Anthéa. Grès. 12x9 cm. (Tous droits de reproduction réservés)
Miroir d'Anthéa. Grès. 12x9 cm. (Tous droits de reproduction réservés)

Miroir d'Anthéa. Grès. 12x9 cm. (Tous droits de reproduction réservés)

Cet objet a immédiatement été confié à l'IA (Institut d'Archéologie) de la région concernée. On soupçonnait son existence réelle depuis sa présence dans le chant III du Recueil des courants, épopée anonyme dont l'origine fait encore aujourd'hui l'objet de vives polémiques, mais qui eût cru que ce serait de façon fortuite qu'il deviendrait cette statuette minérale qu'un simple promeneur a ramassée il y a quelques jours ? Un miroir ce jet de lignes grises plus proche d'une dune de sable que du vertige quand la beauté revient dans une surface illuminée ? Un miroir cet empilement de vaisseaux muets que rien de cristallin ne présente aux frissons avec un visage, un sourire ou l'air de dire: " bien sûr que je te connais..." ? Pourtant, à bien observer la chose, on notera l'esquisse d'un masque. Oeil perché comme au-dessus d'une représentation grossière. Contours sans chevelure mais tissant le ton soyeux de grains laissés par les saisons d'une vie. Car Anthéa n'est pas que la fleur en Grec, la déesse du printemps. Son miroir terrestre est bien né avec sa silhouette, et les ombres de la disparition, le feu qui mord les feuilles cassantes, la neige qui transforme le pollen en liqueur étrangère étendent toujours plus son territoire imaginaire après celui du vécu. Le découvreur -comme on dit- dudit miroir parle d'un dialogue inattendu au moment même où il l'a pris dans la main. Il s'est vu suivre l'image d'un amour de jeunesse presque oublié. Anthéa justement réfléchie par la mer, les pins, le soir disparus dans ce lieu comme depuis des milliers d'années. Alors le découvreur s'est souvenu d'Antinéa, la reine d'un monde impossible recouvert par le désert, les montagnes réveillées au coeur d'un continent silencieux. Aujourd'hui, on s'attend à ce qu'il soit bien difficile de faire accepter le discours suivant: la pierre que vous regardez vient d'une source amoureuse aux millions de cristaux qu'un seul battement rapproche. Espérons que d'autres miroirs plaident en faveur des regards que chacun retrouve en soi pour peu que l'on franchisse les apparences.

Régis Roux, le 13 mars 2016.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques...

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Publié le 12 Mars 2016

Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka
Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka

Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka

Que vois-tu même à l'entrée des couleurs

Puisque nos voyages se ressemblent

Puisque sentir la carte personnelle

Ou reconnaître une frontière commune

Donne richesse à l'air marin

Sculpte la statue près du vertige ?

-

Continue à croire à la fausse immobilité

Guidée par les veines dans l'arbre

Le miroir humain que l'animal éclaire

Depuis cette source transmise au-delà des yeux

L'invention de la beauté

-

Tu ne te verras pas en dehors de ce qui vibre

-

Différente selon la musique

-

Ton silence auprès de la nuit

***

**

*

2

La taille pour la piste emporte un intérieur bleu

Sans les écarts du vent que les yeux désirent

-

Toute fenêtre casse

Des branches lointaines

-

A la moindre pause

Le monde bascule

-

Du bois du tissu accompagnent la respiration

-

Quelle plaine se répète ?

-

Sommet déplacé par un séisme

-

Il n'est pas de maquette impossible face à l'obscurité

-

Régis Roux, le 12 mars 2016.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #Poèmes. Collaboration avec des peintres.

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