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Publié le 10 Août 2016

Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
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Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).
Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).

Photos prises par Régis Roux en août 2016 dans plusieurs affluents de la Galaure (Drôme).

On connaît assez bien ce phénomène appelé EMC (état de conscience modifié) où la conscience est "autre", mais ce n'est ni le pouvoir de la drogue, ni le délire ni même la rêverie comme imposé aux sens qui m'intéresse.

S'il fallait considérer une approche en la saluant, ce serait plutôt celle du taoisme. Les poètes chinois ont bien rendu compte d'un état d'accord particulier avec les choses, en particulier dans la nature.

Reste l'imagination, évidemment... Ce qui est peut s'avancer dans l'homme avec le risque de tromper la vérité. Cependant, retrouver comme sa place parmi les éléments naturels emporte l'individu sans aucun reflet masqué. La conscience, alors, ne se modifie qu'à partir du moment où le temps et la matière insistent en tissant des rapports obscurs.

Personnellement, je pense que je suis sensible aux lignes, aux pointillés, à ce qui s'inscrit, à ce qui laisse une trace. J'ai pu tout récemment en faire l'expérience édifiante alors que j'arpentais seul une journée entière affluents et rivières des collines. Oui, la durée temporelle ainsi que la multiplication des formes aperçues furent des facteurs décisifs.

Des galets innombrables au fil d'un cours asséché ou non, un passage après l'autre, et des souches, et des racines, du terrain, des rayons vifs, de l'ombre et le passage du quartz ou du grès à l'eau, quand on les suit, les repère, ne font pas que s'imprimer dans le sens de la vue. Ils profitent aussi de leur forme anthropomorphe ou zoomorphe pour dialoguer avec un silence que l'esprit attendait au-delà de la logique, des apparences, de la matière, et même des mots.

On marche, on observe, on est aussi présent comme si rien n'existait plus en dehors des choses, et à un moment que se passe-t-il ? Un dialogue s'instaure, une présence qui s'enrichit face à la nôtre. Personnification ? Puissance du vivant, d'un courant traversant le réel ? Que se passe-t-il vraiment ? A quoi, à qui a-t-on l'impression de répondre?​ Voyons ce galet, revoyons cette eau. Que viennent-ils de conjuguer entre lumière et cristal au point de saisir la sensibilité dans l'un des secrets du monde ? Oui, de la silhouette à l'horizon, des lois de la physique à quelque géométrie personnelle on découvre une source et son réseau de saisons profondes, un moule universel et son jeu d'échos. Justification: voilà le mot qui pare le sang d'un feu plus grand que son histoire à l'échelle des cendres.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques

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Publié le 2 Novembre 2015

Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.
Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.
Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.
Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.
Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.
Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.

Toiles de Cécile Windeck et poème (états successifs du manuscrit) de Régis Roux/ Création des mots vers la peinture; octobre, novembre 2015.

Que voyons-nous vraiment ? Images mentales ? Sons, mots, rythmes ? Couleurs pour les yeux, formes pour les doigts ? C'est dans la perspective de travailler à partir de ce qui nous est INVISIBLE qu'avec Cécile Windeck nous avons laissé un chemin se dire, se peindre à partir d'un désir de voyageur comme aveugle. L'abstraction nous semble le meilleur empierrage pour montrer une source au corps vivant dans l'obscurité.

Régis Roux, le 2 novembre 2015.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques

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Publié le 29 Août 2015

galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.
galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.

galet découvert le 28 août 2015 dans l'un des affluents de la rivière Galaure/ Photos de Régis Roux.

Répondre, c'est mettre en relation une onde avec le mystère de son écho. En l'occurence, un galet se montre un peu comme sur un canal voisin. Bref, soyons clair: j'ai trouvé hier un galet du même type que celui montré avec l'article du 9 août 2015 Il m'a semblé qu'une réponse pouvait être vue à une distance d'un peu plus d'un mois (car la rencontre du premier galet date de début juillet). Bornes pour un un début, une fin de cet été. Là encore, le bloc de forme ovale se trouvait à moitié dans l'eau, recouvert de mousse; là encore j'ai dû le nettoyer sur place avant d'en apprécier toutes les lignes; et là encore la magie a opéré: les traces du courant marin vieux de millions d'années était restées vives dans les cristaux de sable. Un fond marin sur le galet beige. Un élan sur lequel les doigts passent et repassent. La photographie permet alors de témoigner, paradoxalement, de quelque chose de mystérieux, de toujours enfoui. La photo sur le lieu même de la découverte -donc avec l'eau de l'affluent-puis une fois l'objet encore mieux nettoyé, présenté sur un fond différent.

L'aventure continue, qui ne se contentera jamais d'une seule image.

En attendant, on pourra consulter les livres d'artiste réalisés avec les artistes Marc Pessin, Caroline Issert, Caroline Vabre et Valérie Gaubert ( " Le Centre des courants" daté du 5 juin 2015, "Un éclat de rivage" du 15 septembre 2014, "Le galet comme un coeur" du 28 août 2014 et "Fragment de plage" du 29 avril 2014.)

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques

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Publié le 9 Août 2015

Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.
Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.

Galet de quartzite découvert tel quel puis nettoyé, portant des marques de rivage de 240 millions d'années, manuscrits, truite fario et arbre fossilisé de la rivière Galaure. Photos de Régis Roux, juillet, août 2015.

Le sens voisin du coeur n'est pas que celui de l'esthétique, pas d'avantage celui d'une logique têtue, et encore moins celui d'un chemin que le temps travaille. Il est cet éclat multiple face au regard, au fond de l'homme.

S'il existe une réalité, elle ne danse que pour ce que nous ressentons avec notre histoire, notre corps présent, tous les échos d'un mystère offert par la nature et, pour chacun de nous, peut-être l'eau, la pierre, le végétal ou bien le feu de préférence. Difficile de savoir pourquoi nous aimons d'abord la fleur ou le bloc de grès à la silhouette si fermée. Ce que je veux dire, c'est que vivre est une aventure entre le monde et soi jusqu'à l'expression personnelle. Pourquoi ce coin de vallée plutôt que cette montagne ou cette frontière marine ? Peu importe à partir du moment où des signes se livrent.

La rivière Galaure reste pour moi l'empreinte la plus ancienne. Si je repère un arbre fossile sur une berge, un galet marqué par une mer disparue; si je trouve une truite mourante à la taille impressionnante de 43 centimètres et si je me permets de rapprocher de tout cela quelque écriture manuscrite mise à jour lors d'un vide grenier, je suis face à une présence attachante au-delà de la sève, des courants, de la merveilleuse adaptation des animaux et de l'encre nourrie par la mémoire.

Des lignes, un système de sources visibles, enfin, trouvent leur placent au fond d'une carte oubliée -momentanément, certes- d'une géographie que l'oeil et la main vont accueillir de nouveau. Comment ce genre de rencontres que je qualifierais de lentes à la mesure tranquille de l'imprévu, comment ce genre d'empreintes a-t-il le pouvoir d'éveiller la photo, la parole ?

On pensera que le hasard seul imagine ce rapprochement, mais que devient alors le paysage où l'homme reconnaît son ombre ? Le rêveur dessine un nouveau courant, une saison pour sa forêt la plus profonde. Il s'adresse à la truite car elle, depuis des milliers d'années, se joue des crues, du gel, des terrains arrachés. Reste pour moi l'écriture sans autre prétention que la reconnaissance, au nom du vécu, d'une fête avec des règnes silencieux, sensibles à l'alphabet déposé par une force anonyme.

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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques

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Publié le 24 Juin 2014

Il existe pour moi un certain bras de rivière, dans la Galaure (au nom très minéral, n’est-ce pas, chers galets?) Enfant j’y remarquais avec plaisir, à chaque fois que je m’y rendais pour pêcher la truite, une bande d’argile blanche, rive convexe au niveau du courant. Je me souviens très bien que je rapprochais, par mon regard, ce trait de celui, plus vivant, de l’eau rapide, et que je sentais qu’une forme de dialogue entre éléments restait fidèle au territoire des collines. Même les truites méfiantes avaient une place au fond de ces apparences avec leur camouflage, leur révélation d’écailles.

Il y avait aussi l’odeur du matin, l’accord des oiseaux, les caprices de la brume. La géologie, l’air, le temps, les sources précipitées vers l’aval, souvent, fixent des bornes que la sensibilité approche en rêvant.

Quelques dizaines d’années plus tard, la bande d’argile se trouve au-dessus du courant. L’arc blanc dans le méandre imposé par l’eau et la gravité rejoindra bientôt les racines de grands arbres. Le terrain a été érodé, bien entendu, mais il est agréable de sentir que la terre est toujours là, qu’elle s’enfonce, horizontale, sous les bois, les champs.

Ma vision s’est enrichie et un jour -d’ailleurs hanté par un tournant décisif de ma vie- j’ai eu envie d’aller photographier ce coin de Galaure, et de prélever sur place de l’argile pour mouler quelques pierres, plaquer sur les cristaux endormis une paume argileuse.

Faire un geste simple. Voir, toucher, remarquer ce qui s’imprime et passe dans un relief différent, à un autre moment de l’existence, l’homme reconnaissant la carte anonyme d’un territoire à la fois personnel et cosmique.

Un matin nous avons donc, ma fille au prénom de colline et moi, arraché des poignées d’argile au versant travaillé par les crues, la pluie, les glissements, puis, sur place, nous avons tenté de révéler le miroir immobile de plusieurs galets. Il a suffi de faire quelques pas au hasard du pierrier. Nous avons tenu à nous contenter des formes rencontrées sur place, fuyant tout embellissement.

J’ai eu l’impression que plus rien n’existait entre le geste, la trace de l’érosion, l’eau, la roche, l’empreinte ainsi nommée car c’est bien elle qu’on identifie au nom de toute aventure, à la fin.

Ne s’agirait-il pas, dans un secteur silencieux, penché sur des lois fragmentées, d’une écriture profonde ? L’encre et le jour, d’où viennent-ils sinon d’une intuition voyageant à travers la matière, l’impression qui gonfle le cœur ? Au fil du temps, l’enfance n’en finit pas de dire ce qui prend forme au-delà de ce qu’elle aime. Nous avons passé un moment à retrouver les battements d’un monde personnel, esthétique et naturel, ouvert sur la lumière, un lieu que l’horizon n’emporterait plus.

photos de la rivière Galaure (Drôme)
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photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
photos de la rivière Galaure (Drôme)
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Rédigé par Régis Roux

Publié dans #curiosités poétiques

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