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Publié le 22 Avril 2017

Couverture de Galets photographiée sur l'arbre fossile de la Galaure. Photos de Régis Roux. Avril 2017.
Couverture de Galets photographiée sur l'arbre fossile de la Galaure. Photos de Régis Roux. Avril 2017.

Couverture de Galets photographiée sur l'arbre fossile de la Galaure. Photos de Régis Roux. Avril 2017.

Donc le livre d'artiste...fort bien! Mais cet après-midi, je suis allé photographier quelques pages de ce travail au bord même de la Galaure. ( voir article précédent) A un moment, j'ai l'idée de poser la couverture de Galets sur le tronc de l'arbre fossile que j'ai découvert en 2015. Ce n'est qu'une fois rentré chez moi et après avoir enregistré le cliché sur l'ordinateur que j'ai constaté que le dessin de Carolina Diomandé suivait pratiquement une forme commencée sur l'arbre! On appréciera le phénomène par soi-même ...

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 24 Décembre 2016

" Chemins de traverse " ( gravures de Françoise Bozellec/ poèmes de Régis Rloux; novembre 2016)
" Chemins de traverse " ( gravures de Françoise Bozellec/ poèmes de Régis Rloux; novembre 2016)
" Chemins de traverse " ( gravures de Françoise Bozellec/ poèmes de Régis Rloux; novembre 2016)
" Chemins de traverse " ( gravures de Françoise Bozellec/ poèmes de Régis Rloux; novembre 2016)

" Chemins de traverse " ( gravures de Françoise Bozellec/ poèmes de Régis Rloux; novembre 2016)

En novembre 2016, Françoise Bozellec a exposé une série de variantes d'un bois gravé. J'ai accompagné huit d'entre elles de poèmes regroupés en deux parties: "éclair" et " l'étendue".  Quelle différence existe entre la respiration des couleurs et celle de la sève, entre des fibres et l'heure possible de la mer ? Tout se rejoint dans le sens des empreintes.

Régis Roux, le 24 décembre 2016. 

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 1 Novembre 2016

Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.
Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.

Constance Fulda au japon en octobre 2016 lisant les poèmes devant ses peintures/ 8 peintures.

Encore le Japon: voici ECORCES, des poèmes inspirés de toiles récentes de Constance Fulda. L'artiste les a lus au Japon devant un public très attentif. Merci à celui-ci pour le rythme et les sonorités, car l'idée initiale était de faire traduire ces pièces, mais devant l'entreprise périlleuse de la traduction, son renoncement m'a donné l'idée de faire suivre certains poèmes de mots dans une langue imaginaire. Où sont donc les images ? Dans les tableaux de Constance et dans les sons des syllabes sans doute...

Régis Roux, 1 novembre 2015.

******

ECORCES

 

 

1 ABBARETZ

L'écorce dessine

 

Le corps dans le vent dépasse

Un pic et un masque

 

Dessa doléane

 

Fita fita palassic

Dossavendossé

 

***

2 ESTRY

 

Flamme blanche

Découpée par une porte

Aux plantes folles

**

Ac véti

Télac

Tra

Co

Za mélac

Tra

Co

 

Du

Zac

Savéti 

 

***

 

3 KOUZA1

 

Couvre l'ombre

 

Nidifie dans tes pistes

 

Encre au souvenir boisé

***

Quina

Doune issalan

Ma

Chéquinale 

O belliméquinale

 

***

4 LANDE

 

Faille au coeur de la tâpisserie

 

Eclair touché par des sources

 

Un croisement profond

 

Signe au large quand se déchire

 

Le nom d'éléments transfigurés

 

***

 

5 ERAUDIE

 

 

Carte découpée par des pistes

 

En or divisé sur la mousse

 

Des fleuves blancs restent vifs

 

***

 

6 COUDRE

 

 

La main connaît l'écorce endormie

Démasquée dans son palais de l'immobilité

Cousue depuis ce coeur brillant

Que la sève dépasse

***

é velan

la velan

kimé ?

 

O ja

mé ja

zara

mazara …

***

7SPICARA

 

Nerfs dans le bois

 

Centre

Ouvert

 

Ses pointes

L'entraînent

 

Une couleur s'attarde

 

***

 

8 ILES

 

Fjords sans réponse

A part les rives

 

Fjords à la coque en granit

Le vent gomme vos cristaux

Vos cornes glacées

 

Fjords que la terre fossile engage dans les vagues

Avec un éventail de grains

L'ombre et le feu traversent votre image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 9 Juin 2016

Photos de la couverture d'Omnia ainsi que des gvravures de Jean-Paul Meiser. Juin 2016.
Photos de la couverture d'Omnia ainsi que des gvravures de Jean-Paul Meiser. Juin 2016.

Photos de la couverture d'Omnia ainsi que des gvravures de Jean-Paul Meiser. Juin 2016.

Voici l'annonce d'un livre d'artistes que vient de terminer Jean-Paul Meiser, peintre-graveur. Je dirai quelques mots de la naissance de ce travail.

Au printemps 2015 j'allai rendre visite à Jean-Paul à Valence et à cette occasion je fus saisi à la vue des grandes empreintes noires disposées sur le sol. Quels personnages tentaient de revivre à travers leur souffle, je veux dire au-delà d'un secret accord avec ce qui restait de leurs contours ? Quel rite profond ne craignait pas d'offrir son prix à l'espace ?

Ces formes que je trouvai pures m'enthousiasmèrent et bientôt j'écrivis en les interrogeant. Oui, un autre monde revenait grâce à leur présence.

Jean-Paul n'eut plus qu'à recréer ce livre à partir de ses gravures, des poèmes et d'une ombre comme enfin sereine; car je confie ceci : 2015 fut pour moi le temps d'une autre couleur presque miraculeuse. Il me semble encore aujourd'hui que l'image d'une gravure et la composition mentale au cœur des mots ouvrent une fête identique.

Régis Roux, le 9 juin 2016.

****************

Omnia

Sous-titre : « Les présences de l’ombre »

Livre d’artistes comprenant un texte poétique de Régis Roux, imprimé sur papier Rivoli en caractères Herculanum en typographie nu-mérique et 6 gravures sur papier BFK Rives tradition 300 gr. de Jean-Paul Meiser. Couverture brun et argent de cartonnages recyclés.

Le livre-objet vertical de 17 pages en forme de trapèze isocèle sous couverture argentée fixée par deux vis à boulon à la base (21 x 28 x 17 cm.) a été fabriqué par Jean-Paul Meiser, peintre-graveur, en huit exemplaires, dont un pour l’exposition intégrale, et 2 maquettes-catalogues dans son atelier, 3 rue des Moulins à Valence, achevé le 20 juin 2016. Disponible à l’atelier (prix public : 190 €).

Le graveur empreinte les formes d’étiquettes de plants d’arbustes en jardinerie… Permanences des figurations symboliques depuis les monolithes antiques jusqu’aux robots actuels. Le livre-objet prend l’apparence d’une stèle verticale sur socle métallique.

"Quand j'ai vu le travail de Jean-Paul, ces ombres dessinant le fond d'un monde silencieux m'ont évoqué je ne sais quel rire antique, peut-être égyptien du passage vers l'Au-delà. Quel souffle animait encore ces silhouettes ? J'entendais vraiment les " Carmina burana". Le papier, la mémoire et les mots ont alors, dans mon esprit, trouvé le rythme enfoui d'une présence où la mort continue à croire à la lumière. " Régis Roux, le 28 mai 2016.

Meiser Jean-Paul, 3 rue des Moulins 26000 Valence Tel 04 75 42 51 98

Siret n°442 296 653 00011 meiser.jp@wanadoo.fr Site d'artiste www.meiser-jp.com

photos :

« Omnia » JPMeiser, 2015, les six gravures ensemble Le livre d’artistes « OMNIA », 2016

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 19 Mars 2016

"Ouvert" (gravure d'Agnès Dubart). Site de l'artiste: http://agnesdubart.com/

"Ouvert" (gravure d'Agnès Dubart). Site de l'artiste: http://agnesdubart.com/

1

La position ouvre sa carte

Nudité de rayons

Qui fixe sous un masque

Avec plumes et parties égales du corps

L'équilibre le plus haut

Le geste pour attendre un souffle

Et le cri pour sentir un trésor en soi

2

Ne bouge pas plus que la neige emportant ta silhouette

Ou la page vidée de sources

Regarde en deux parties les fragments de l'argent sur toi

Jusqu'à cet anonymat

Tant les mines de la musique et du ciel te présentent

Engagée dans le vertige humain

Soeur des arbres noirs à la taille folle

(Régis Roux, le 17 mars 2016.)

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 12 Mars 2016

Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka
Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka

Peintures de Soka ( "Dorothée"; "Intérieur, extérieur", acrylique sur toile.) Site de l'artiste: http://soka-peintre.wix.com/soka

Que vois-tu même à l'entrée des couleurs

Puisque nos voyages se ressemblent

Puisque sentir la carte personnelle

Ou reconnaître une frontière commune

Donne richesse à l'air marin

Sculpte la statue près du vertige ?

-

Continue à croire à la fausse immobilité

Guidée par les veines dans l'arbre

Le miroir humain que l'animal éclaire

Depuis cette source transmise au-delà des yeux

L'invention de la beauté

-

Tu ne te verras pas en dehors de ce qui vibre

-

Différente selon la musique

-

Ton silence auprès de la nuit

***

**

*

2

La taille pour la piste emporte un intérieur bleu

Sans les écarts du vent que les yeux désirent

-

Toute fenêtre casse

Des branches lointaines

-

A la moindre pause

Le monde bascule

-

Du bois du tissu accompagnent la respiration

-

Quelle plaine se répète ?

-

Sommet déplacé par un séisme

-

Il n'est pas de maquette impossible face à l'obscurité

-

Régis Roux, le 12 mars 2016.

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 23 Février 2016

Peintures de Cécile Windeck; février 2016.
Peintures de Cécile Windeck; février 2016.

Peintures de Cécile Windeck; février 2016.

I (diptyque)

*

La mer ne fait pas tout dans le jour

-

Un jeu de péninsules

Des filaments sablonneux

Contourne l'image et les caps disparus

-

Peut-être des fleurs si claires

Si proches de la brume que l'étendue brille

Rappelant que du bleu porte du rythme

Jusqu'à l'étonnement de s'accorder avec une autre dimension

Deux parties plus profondes

A chaque passage que l'oeil compare

-

Le relief rêvé sans présence

-

Un socle habité par des étoiles

***

**

*

II (toile seule)

*

Des fils soulèvent

Un chemin flou

Dont les soleils flottent

Sans quitter la brume

-

Des veines sombres

Avec la poussière

Déplacent du vide

Pris dans les pôles

-

Comment distinguer l'éclaircie

De la source la plus secrète

Si des orages dorment

Si tel massif imaginaire

Si les courants défont le coeur du monde ?

*

Régis Roux, les 17 et 18 février 2016.

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 29 Janvier 2016

Toiles 1 et 2 de Cécile Windeck (huile sur toile); janvier 2016.
Toiles 1 et 2 de Cécile Windeck (huile sur toile); janvier 2016.

Toiles 1 et 2 de Cécile Windeck (huile sur toile); janvier 2016.

1

Le fond porte un matin contre le ciel

Vague au-dessus de fissures de plus en plus fines

Un bloc surveille

Ce versant rose

La remontée jusqu'à l'angle de la glace

Dont le miroir carré bat dans la première libération

Des paliers comme isolés s'avancent

Ont-ils vu que le mur du jour demeure imaginaire ?

Paysage entre source et porte visible

Au bord de ce qui bascule avec la toile

Des couleurs choisies

Et le souffle au-delà des yeux

***

**

*

2

Toute plage finit par ses frissons

De l'ombre en dit la cendre

Un jeu continental définissant la distance à rêver

Aucune échelle ne compte alors

Si profonde quand elle est sans modèle

Sans contours en dehors du vide

Ouverture solitaire

Proche des criques

Passages bleus

Vers leur coupure

Ce qui reste d'une étoile aux branches endormies

Bouge avec le regard au-delà du coeur

(Régis Roux, fin janvier 2016.)

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 5 Décembre 2015

Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.
Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.

Deux toiles de Cécile Windeck crées dans l'esprit de la paix en réaction aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris/ Affiche de l'exposition dans le Vieux Lyon et photo d'une des toiles.

Courant novembre, Cécile Windeck a voulu créer deux toiles "pour la paix", en réaction aux attentats du 13 novembre. J'ai composé les poèmes suivants dès que j'ai pu découvrir cette peinture. Actualité ou non, chacun s'exprime avec son imaginaire, ou plutôt disons qu'il lui doit courage et fidélité dans le sens d'une reconnaissance bien légitime: la couleur habitant le sensible. En ce qui me concerne, s'il est un voyage toujours possible, c'est bien celui de la terre profonde.

*

CECILE WINDECK expose actuellement aux Galeries de la tour, 16 rue du boeuf dans le Vieux Lyon, jusqu'au 23 décembre 2015. A ne pas manquer dans cette partie de la ville si pittoresque de Maurice Scève et Louise Labé!

***

**

*

(Sans titre)

1

Page du globe

Après cet orage

La terre jamais profonde

Le ciel se déplace

Avec des plages noires

*

Voyager sans labyrinthe

Empêche le creux des flammes

*

Le ciel soutiendra plusieurs saisons

En mémoire d'un jour définitif

*

L'étau

Reste vague

Ses racines

Loin d'aimer les pistes mortes

Le cadre est fidèle à l'horizon

Sa copie

Dansante

Si douce de l'intérieur

Appelée guerre au nom de couleurs qui ne se sont pas reconnues

2

Lucarnes libres

Entre des pôles

Pigments

Qui nagent

Le corps se cherche

En fête

Ou seul

3

Eclats durcis dans l'esprit

Codes incandescents

Malgré la paix si large

Dimension qu'un geste identifie

Quitte à masquer ce nuage

A recomposer nos mains pour le rêve

**

*

II

1

La toile en face

De l'arme flotte

Le bout des mots

N'est pas coupé

Du vide un instant

Colore du rythme

Et tient la poitrine

On ne disperse aucun rayon

Aucun cercle jumeau des perles

2

Territoire à l'ombre

Tu veux en tenaille

Briser du cristal

Mais des pertes brillent

Déjà sur tes pistes

Entre écluse et sable

Du gris camouflé

Rejoindra la mer

Mécanique morte

De l'encre s'écaille

Privée de ton sang

3

Matière

Danse restée blanche

Malgré des panneaux libres

Des angles proches

Avec ce croisement

Qui dépasse une origine

4

Un nid s'ouvre

Autour du coeur

Il fendille ses pistes

5

Drapeau

Sous terre

Un seul arc

Plein de vide

Mais une gaine bleue

Contre des cendres

Accueille toujours l'homme en paix

6

CE QUE DIT LA FEE MELUSINE A L'HOMME INTERDIT

Après tel regard en crue

Le torrent sans fond connaît mon profil

Que je touche un labyrinthe émietté

Mes cheveux dans le souffle

Mon absence aime les survivants

*

J'aurai soigné ce qui ferme la montagne

J'aurai cru à ces failles hivernales

J'aurai gravi le jour de l'autre monde

***

Régis Roux, novembre 2015.

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Rédigé par Régis Roux

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Publié le 18 Novembre 2015

Toile de Cécile Windeck; 2015.

Toile de Cécile Windeck; 2015.

Cette blessure si noire

Qu'elle va jusqu'à l'effacement

Le retournement des rayons

Ne coupe ni la mer ni la réserve en hauteur

Au gommage un instant

Au sommeil perdu

Le cadre fonde une plage interminable

Aucun entonnoir tâché

Aucun rythme aveuglant le parfum du large

N'empêche les cristaux d'aimer la douceur l'un contre l'autre

Et d'imaginer les réponses

Que cette occupation de l'infini

Apporte à la lumière

*

Régis Roux, le 18 novembre 2015.

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Rédigé par Régis Roux

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